Entraînement
Reprendre en septembre sans tout arrêter en octobre
Chaque septembre, les mêmes bonnes résolutions produisent les mêmes abandons en novembre. Le problème n'est pas la motivation de départ : elle est même trop forte.
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Septembre est le deuxième janvier des salles de sport. Les inscriptions grimpent, les créneaux se remplissent, et six à huit semaines plus tard une bonne partie des nouveaux venus a disparu.
Ce n'est presque jamais une histoire de volonté. C'est une histoire de dosage.
L'erreur de la première semaine
La motivation de rentrée est à son maximum le premier jour. C'est précisément ce qui la rend dangereuse : elle permet de tenir un rythme que le corps n'encaisse pas encore.
Cinq séances la première semaine, c'est possible. C'est même facile, portées par l'élan. La note arrive en semaine deux : courbatures qui traînent, sommeil dégradé, séances sautées, culpabilité, arrêt.
Le corps s'adapte lentement. Les tendons et les articulations mettent plus longtemps que les muscles, qui eux-mêmes vont moins vite que le système nerveux. Attaquer à cinq séances, c'est demander à la partie la plus lente de suivre la plus rapide.
Le rythme qui tient
- Deux séances la première semaine. Oui, deux. Vous finirez en ayant envie d'en faire plus : c'est exactement l'état recherché.
- Trois séances à partir de la troisième semaine, une fois que les courbatures ne durent plus quarante-huit heures.
- Quatre séances seulement si les trois précédentes ont été tenues un mois entier, sans exception.
Un programme de trois séances suivi pendant six mois bat très largement un programme de cinq séances abandonné en trois semaines. Ce n'est pas une consolation, c'est de l'arithmétique.
Ce qu'il faut caler avant la première séance
La reprise échoue rarement dans la salle. Elle échoue dans l'agenda.
- Des créneaux fixes, posés dans le calendrier comme un rendez-vous professionnel.
- Un plan B pour chaque créneau : que faites-vous si la séance de mardi soir saute ? Sans réponse, elle saute pour de bon.
- Un sac prêt la veille. Le nombre de séances perdues à chercher une paire de chaussettes est ridicule, et pourtant.
Le seul indicateur qui compte les six premières semaines
Pas le poids. Pas les charges. Le nombre de séances effectuées.
Comptez-les. Si vous en êtes à onze séances sur douze prévues au bout d'un mois, tout va bien, même si la balance n'a pas bougé. Si vous en êtes à cinq sur douze, le programme est trop ambitieux : réduisez-le avant qu'il ne vous réduise.
Pour construire ce cadre sur votre situation réelle, le bilan forme express prend cinq minutes.
