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Récupération & santé

Mobilité articulaire : le travail invisible qui prolonge la pratique

Gagner en mobilité ne rend pas plus performant tout de suite. Cela permet surtout de rester performant longtemps.

4 min de lecture

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La mobilité est ce qui distingue une pratique qui dure d'une pratique qui s'arrête sur blessure au bout de trois ans.

Souplesse et mobilité ne sont pas la même chose

La souplesse est l'amplitude passive d'une articulation : jusqu'où on peut aller quand quelqu'un vous pousse.

La mobilité est l'amplitude que vous contrôlez activement, avec de la force. C'est elle qui compte en entraînement : une amplitude que vous ne contrôlez pas ne vous sert à rien sous une barre.

D'où une conséquence pratique : les étirements passifs seuls n'améliorent pas la mobilité utile. Il faut du travail actif dans les amplitudes gagnées.

Les quatre zones à surveiller

  1. 01La cheville. Une dorsiflexion limitée bloque le squat, reporte la contrainte sur le dos et le genou. C'est la restriction la plus fréquente et la plus sous-estimée.
  2. 02La hanche. Rotation et flexion conditionnent toutes les charnières de hanche et les accroupissements.
  3. 03La colonne thoracique. Une extension limitée pousse les épaules en avant et complique tout travail au-dessus de la tête.
  4. 04L'épaule. Rotation externe et élévation, indispensables au développé militaire et aux tractions.

Une routine de dix minutes

À faire trois fois par semaine, ou en fin de séance :

  • Cheville: genou au mur, 10 répétitions par côté avec un temps d'arrêt
  • Hanche: fente basse avec rotation, 8 par côté
  • Thoracique: rotations en position à quatre pattes, 10 par côté
  • Épaule: dislocations au bâton ou à l'élastique, 10 lentes
  • Contrôle actif: 5 répétitions dans l'amplitude maximale gagnée, sans assistance

Quand la travailler

En fin de séance ou sur les jours sans entraînement. Avant une séance lourde, préférez de la mobilité dynamique courte : les étirements passifs prolongés réduisent temporairement la production de force.

Ce que ça change

Une meilleure amplitude permet une exécution correcte, donc un muscle réellement sollicité, donc une progression plus rapide et un risque de blessure moindre. Le bénéfice n'est pas visible d'une semaine à l'autre. Il se mesure sur plusieurs années de pratique sans interruption.

Appliquer tout ça à votre cas

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