Coaching & pratique
S'entraîner quand on a des enfants et pas de temps
Le problème n'est presque jamais la motivation. C'est la planification d'une semaine qui n'a plus de trous.
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Entre le travail, les trajets et les enfants, la question n'est pas « comment trouver du temps » mais « comment tenir avec le peu qui reste ».
Abandonner l'idée de la séance idéale
Une séance de 90 minutes avec échauffement complet et étirements n'existera plus pendant quelques années. La chercher, c'est se condamner à ne rien faire du tout.
Trois séances de 40 minutes par semaine produisent des résultats parfaitement réels. Deux séances de 30 minutes valent infiniment mieux que zéro.
Le format qui fonctionne : full body, dense
- Full body, pour que chaque séance ait de la valeur, et que manquer un jour ne supprime pas un groupe musculaire entier.
- Exercices polyarticulaires: squat, soulevé, développé, tirage. Un mouvement, plusieurs muscles.
- Séries alternées: enchaînez un exercice du haut et un du bas pendant les temps de repos. Vous divisez la durée de la séance par deux sans perdre en qualité.
- Trois à quatre exercices maximum. Pas six.
Exemple de séance de 35 minutes : squat + rowing en alternance, développé + fentes en alternance, gainage. Trois tours chacun.
Trouver les créneaux réels
Regardez votre semaine telle qu'elle est, pas telle que vous la voudriez :
- Le matin tôt, avant que la maison ne se réveille. C'est le créneau le plus fiable parce que rien ne peut le déplacer.
- La pause déjeuner, si une salle est proche du travail.
- Le soir après le coucher des enfants, en acceptant que ce soit court.
- Le week-end, pour la séance la plus longue.
Deux créneaux fixes valent mieux que quatre créneaux hypothétiques.
Le matériel à domicile change tout
Vingt minutes deviennent utilisables quand il n'y a pas de trajet. Une barre de traction, deux haltères réglables et un tapis suffisent à couvrir l'essentiel pour moins de deux cents euros, et cela supprime le principal obstacle logistique.
Impliquer plutôt que s'isoler
Beaucoup de parents culpabilisent de « prendre » du temps. S'entraîner devant ses enfants, les emmener au parc pendant une séance en extérieur, ou courir avec la poussette transforme la contrainte en exemple.
Ce qu'il faut accepter
La progression sera plus lente. C'est tout. Elle ne s'arrêtera pas. Un an à deux séances hebdomadaires laisse un physique et une condition physique très différents d'un an sans rien, et sans commune mesure avec trois mois d'entraînement intensif suivis de neuf mois d'arrêt.
